Mon parcours n'est pas une ligne droite

c'est ce qui me permet d'en lire d'autres.

Enfant, j’ai traversé ce que peu de gens connaissent : deux expériences de mort imminente et la présence constante d’un invisible que je ne savais pas encore nommer.

Ces passages près de la mort ont laissé en moi quelque chose qui ne m’a jamais quittée. La certitude que nous sommes plus que ce que nous croyons être et que l’essentiel se joue souvent là où le regard ordinaire ne va pas. Très jeune, j’ai cessé d’avoir peur de la profondeur, c’est devenu le lieu où je me sens le plus chez moi.

J’ai grandi avec cette double conscience : celle du monde tangible et celle de tout ce qui se tient juste derrière. Longtemps, je n’en ai parlé à personne. On apprend vite, enfant, à taire ce qui dérange. Alors j’ai rangé cette part de moi et j’ai avancé dans le monde visible.


Mon chemin

Une survivante

C’est le sport qui m’y a portée. Le haut niveau, jusqu’au titre de championne de France Masters. J’y ai appris l’autre versant de ma nature : la rigueur, la discipline, la capacité à tenir un cap, à transformer l’effort en résultat. Là où l’invisible m’avait donné la sensibilité, le sport m’a donné l’ossature.

Pendant des années, j’ai cru devoir choisir entre ces deux mondes. Être sérieuse ou sensible. Ancrée ou ouverte. C’est en cessant de les opposer que tout s’est mis en place. Car ils ne se contredisaient pas : ils se complétaient. Mon ancrage rend mon intuition utile ; mon ouverture permet à mon regard de voir plus loin. L’un sans l’autre ne vaut rien ; ensemble, ils sont devenus ma manière de lire les êtres.

Le reste de mon parcours a été un long travail de réunification. J’ai séparé ce qui devait l’être, recentré mon travail autour de ce qui comptait vraiment et laissé partir le reste. J’ai repris mes finances en main au lieu de les subir. J’ai fait de la place pour l’écriture, à laquelle je rêvais depuis toujours. Et, peu à peu, j’ai cessé de construire ma vie par réaction, au gré des occasions, des contraintes, de la peur pour commencer enfin à la choisir.

C’est de là que vient mon travail. Je n’ai rien appris dans les livres que je n’aie d’abord éprouvé sur ma propre vie. Je ne transmets pas une théorie : je transmets un chemin que je continue de parcourir. Et si je peux accompagner quelqu’un sur le sien, c’est parce que je n’ai jamais cessé d’avancer sur le mien.

Ce chemin a forgé une manière de regarder l’être humain :
dans sa globalité, là où le visible et l’invisible se répondent.

C’est ce regard que je mets aujourd’hui au service de celles et ceux que j’accompagne : pour éclairer ce qui se répète, ce qui bloque, ce qui ne demande qu’à être vu pour enfin se dénouer.

mon regard

Je crois que nous façonnons tous notre vie, consciemment ou non. Mon travail consiste à aider ceux qui le souhaitent à le faire en pleine conscience, à leur rythme, jusqu’à en faire quelque chose qui leur ressemble vraiment.

Je ne transmets rien que je n’aie d’abord vécu. C’est peut-être la seule chose que je peux vous promettre mais c’est, je crois, la plus importante.

Aller plus loin